Nid de frelon dans un nichoir

Nid de frelons dans un nichoir

Des frelons trés envahissants

Des frelons trés envhissants

Nid de frelons dans un nichoir

Nid de frelons

Abeilles

Abeilles

Frelons

Frelons

Frelons

Frelons

Abeilles

Abeilles

Etourneau

Etourneau

Etourneau

Etourneau

Etourneau

Etourneau

MESANGE CHARBONNIERE

MESANGE CHARBONNIERE

Rougequeue

Rougequeue


Les squatters et leurs hôtes

Cette nouvelle rubrique est consacrée aux différents animaux
venant squatter les nichoirs à chevêches ( oiseaux , insectes , micro mammifères etc..  ) ainsi que leurs parasites respectifs.
 A voir également la page fonds de nichoirs 

 Etude sur les puces cliquez-ici

Le lérot : trois études en une enquête  

Lerot  Lerot

1. Actualisation des cartes de répartition des Gliridés en Belgique

Il y a maintenant vingt ans, une enquête sur les vertébrés menacés de disparition en Wallonie se terminait.
À cette époque, j’avais coordonné le premier atlas des mammifères sauvages de la région et identifié un certain nombre de menaces pesant sur la faune mammalienne (Libois, 1983).
Depuis lors, la situation a certainement évolué en bien ou en mal mais pour bon nombre d’espèces, les éléments font cruellement défaut pour apprécier le sens de cette évolution.
Les gliridés (loir, lérot et muscardin) font partie de ces espèces.
C'est la raison pour laquelle il paraît souhaitable de reprendre la collecte d’informations et de faire appel aux naturalistes….de tout poil. 

En pratique : toute information relative au lérot, au loir ou au muscardin sera utilement communiquée.
Pour être “valable”, une information comprendra évidemmeent le nom de l’espèce, au moins le nom d’un endroit (le plus précis possible, p. ex. coordonnées géographiques, Lambert ou UTM; pour le moins le nom d’un village –ancienne commune-) et une date (année, au moins !). tout détail complémentaire est évidemment le bienvenu (type de milieu, type d’observation: vu, trouvé mort, crâne dans pelote de réjection….)

Une adresse pour le retour: Roland.Libois@ulg.ac.be ou par courrier à l’Institut de Zoologie de l’U.Lg., Quai Van Beneden, 22 4020 Liège. 

2. Étude de la variabilité génétique de Eliomys quercinus
                                   en Europe 

Rappel du contexte

Les glaciations quaternaires eurent une influence profonde sur la faune de l’Europe.
La dernière, celle dite du Würm, fut la plus intense, au point que les glaciers atteignirent le sud de l’Angleterre et le nord des Pays-Bas.
À son maximum, vers 20000 BP, un écosystème de toundra couvrait pratiquement toute la France et les forêts feuillues ne se trouvaient plus que dans les péninsules ibérique, italienne et balkanique.
Les espèces typiquement forestières étaient donc vraisemblablement restreintes à ces péninsules.
Comme, au cours du dernier million d’années, les glaciations se répétèrent bien qu’avec une intensité moindre que lors de la dernière, la fragmentation réitérée des forêts et de leur faune associée a probablement dû avoir des conséquences sur la diversification génétique de souches particulières au sein de différentes espèces.
Nous l’avons illustré chez le mulot sylvestre (Apodemus sylvaticus) (Libois et al., 2001 ; Michaux et al., 1996 a et b, 1998 a et b.).

Objectif

L’objectif du présent programme est double.
Il s’agit en premier lieu de comparer la situation du mulot sylvestre avec un autre rongeur forestier : le lérot (Eliomys quercinus) notamment afin d’examiner si les patrons phylogéographiques qui se dégagent au niveau de l’ouest de l’Europe sont superposables. Ensuite, il consiste à essayer de préciser le niveau de divergence génétique entre les différentes « races

chromosomiques » du lérot :
S’agit-il d’espèces distinctes ou de lignées distinctes en voie de spéciation ?

        
Le lérot et ses chromosomes 

Contrairement au mulot qui, sur le plan chromosomique, est remarquablement stable, le lérot a connu une évolution chromosomique (récente ?) qui se traduit par l’existence de quatre « races » au niveau de l’ouest de l’Europe. Une race à 2 N = 48 se trouve dans tout le sud de l’Europe (péninsules ibérique et italienne, Dalmatie ) ainsi qu’en Roumanie et sur les îles de la Méditerranée occidentale, Sardaigne exceptée.
Une race à 2N = 50 occupe la portion septentrionale de l’aire de répartition et deux races, l’une à 2 N = 52, l’autre à 2 N = 54 ont été décrites des Alpes italiennes et du Valais (Zima et al., 1994).


Sur base des informations disponibles, les populations belges de lérots sont des populations à 50 chromosomes. 

Pour répondre à ces interrogations, il faut pouvoir disposer d’échantillons de tissus à analyser. En clair, cela veut dire quoi ?

Que tout lérot qui est trouvé à l’état de cadavre frais peut servir à cette étude.
Il faut néanmoins que l’animal une fois découvert soit conservé, soit au congélateur, soit en alcool dénaturé à 80°.
Un petit fragment (conservé en alcool) de qq mm² d’oreille prélevé sur un animal vivant est également suffisant.
Point n’est donc besoin d’occire les animaux pour en étudier l’ADN.

Lerot

La recherche consiste, en fait, à comparer les séquences du gène du cytochrome b (un enzyme assurant la respiration cellulaire) obtenues chez des lérots originaires de toutes les régions occupées par l’espèce. 

En pratique :
tout lérot (de Belgique ou d’ailleurs) trouvé fraîchement mort m’intéresse. Certaines personnes en piègent, notamment en France où il comment parfois des dégâts dans les maisons ou dans les vergers. Un tuyau pour mettre la main sur un animal vivant m’intéresse aussi (de même que pour le point 3). Il est à noter que l’animal vivant sera relâché après « opération »

 
3. Étude des insectes ectoparasites (puces et poux) du lérot

Nid de Lerot dans un nichoir

 
À l’instar de ce qui a été fait à propos du muscardin (Libois, 1979), une étude des ectoparasites du lérot est envisagée. Des données ont déjà été récoltées à partir de collectes réalisées soit sur des animaux vivants, soit dans des nids récemment occupés. La plupart d’entre eux ont d’ailleurs été récupérés dans des nichoirs à mésanges. Assez curieusement, il semble que “nos” lérots (je veux dire ceux de Belgique) ne soient pas fréquemment parasités par leur puce spécifique (Myoxopsylla laverani) mais hébergent le plus souvent la “puce de l’écureuil” (Ceratophyllus sciurorum). J’aimerais pouvoir compléter ces données en examinant quelques nids et, le cas échéant, leur propriétaire… 

En pratique: le plus simple est de m’inviter à venir faire une tournée de nettoyage des nichoirs que vous contrôlez habituellement et où vous avez tout lieu de croire que le lérot a élu domicile ou encore de m’envoyer sous sachet plastique bien fermé (postpac à mon adresse ci dessus) le(s) nid(s) (1 seul nid par sachet svp !) que vous trouveriez lors d’une de vos visites

4. Premier résultats.


Fin d’hiver 2002-2003, lors de la classique tournée nichoirs pré-nidification, 3 nids non occupés, ont été récoltés dans la région de Fleurus/Pont-à-Celles

Voici les résultats:

J'ai procédé au tri des nids que Valérie m'a remis. Voici donc les résultats:
nid 1 (petit, mousses) : Myoxopsylla laverani 1 femelle et Leptopsylla segnis, 1 femelle.
nid 2: (le plus gros, herbes, écorces, un peu de mousses): Myoxopsylla laverani : 3 femelles
nid 3: pas de puces.
M. laverani est, par excellence, la puce du lérot mais en Belgique, elle semble assez peu fréquente (moins de 10 mentions), même sur ce rongeur. En Belgique, il est beaucoup plus fréquemment parasité par Ceratophyllus sciurorum, la puce de l'écureuil. En France, en revanche, c'est M. laverani qui domine.
L. segnis est une puce que l'on trouve habituellement sur la souris domestique, mais cette capture est seulement la deuxième mention pour la Belgique !!! L'autre concerne Bruxelles.

Votre contribution n'a donc certainement pas été vaine, même si les puces récoltées n'étaient pas vraiment nombreuses !
Encore mon plus cordial merci.
R. Libois

Un très grand merci !
 
Roland Libois / septembre 2002 

Références citées 

Libois, R.M.(1979) - Observations sur les siphonaptères parasites du muscardin (Muscardinus avellanarius) en Belgique. Ann. Soc. roy. Zool. Belg., 109 (2-4): 77-85. 

Libois, R.M. (1983) - Animaux menacés en Wallonie. Protégeons nos mammifères. Ed. Duculot-Région wallonne, Gembloux, 176 p. 

Libois, R.M., Ramalhinho M.G., Michaux J.R., Maurois C. & SarÁ M (2001): On the origin and systematics of the North African wood mouse (Apodemus sylvaticus) populations. A comparative study of mtDNA restriction patterns. Can. J. Zool., 79 : 1503-1511.

Michaux J, Libois RM, Fons R (1996a) Différenciation génétique et morphologique du mulot, Apodemus sylvaticus, dans le bassin méditerranéen occidental Vie et Milieu 46, 193-203. 

Michaux J, Filippucci MG, Libois RM, Fons R, Matagne R (1996b) Biogeography and taxonomy of Apodemus sylvaticus (the woodmouse) in the Tyrrhenian region : enzymatic variations and mitochondrial DNA restriction pattern analysis Heredity 76, 267-277. 

Michaux J, Sarà M, Libois R, Matagne R (1998a) Is the woodmouse (Apodemus sylvaticus) of Sicily a distinct species ? Belgian  Journal of Zoology 128, 211-214. 

Michaux J, Libois R, Ramalhinho MG, Maurois C (1998b) On the mtDNA restriction patterns variation of the Iberian wood mouse (Apodemus sylvaticus). Comparison with other west Mediterranean populations Hereditas 129, 187-194.  

Zima, J. Macholan, M. and Filippucci, M.G. 1994. Chromosomal variation and systematics of myoxids. Hystrix, 6 (1-2): 63-76. 



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